A l'attention de son excellence le gouverneur de la préfecture de Mohammedia
Objet : Complément à la plainte déposée à la préfecture
P.J. : Photos des nouvelles destructions
Votre excellence,
Une demi heure après avoir déposé la demande d'audience et la plainte auprès des services de votre excellence, je reçois un appel téléphonique me disant que ce Caïd est sur place et en train de tout casser.
Nous sommes retournés immédiatement à la préfecture où j'ai eu le plaisir de rencontrer votre chef de cabinet. Sous le coup de l'urgence, il appelle le Pacha, chef direct du caïd et me dit d'aller le voir immédiatement parce qu'il viendra constater les dégâts avec moi. Arrivé chez le pacha, c'est un autre discours qui m'attend, je lui signifie le caractère urgent de la chose, à savoir, au moins appeler le Caïd pour qu'il arrête la casse en attendant votre audience. Il me demande d'abord les autorisations et me dit de revenir demain matin à 9h30 et qu'à ce moment là, une commission sortira pour évaluer les dégâts et voir si notre autorisation sera définitive ou pas. Autant dire que les autorisations obtenues ne valent rien et que de toutes les façons demain la casse sera complètement achevée.
Nous nous sommes donc rendus sur place et pris les photos ci-jointes montrant comment notre investissement a été embarqué à dos de carriole en guise de véhicule de l'état. On n'a toujours reçu aucun document justifiant de tels actes comme si les lois n'avaient pas de procédures d'application.
Nous n'avons toujours pas évaluer l'ampleur des dégâts mais toujours est-il que j'ai toujours réservé des repas et des relax pour mes enfants à chaque vacances que l'on passait aux Sablettes et aux dires du Caïd tant que je n'aurai pas donné 30 000 DH comme tous ceux qui étaient passés avant nous, somme qu'il distribuera aux intéressés, jamais on ne pourra travailler.
Je n'ose croire que les autorités marocaines puissent cautionner ce genre de comportement.
Dans l'attente de votre audience, nous prions votre excellence, garant de notre liberté et de notre bien être après Sa Majesté, d'accepter l'expression de notre dévouement et notre confiance dans la justice de nos institutions.